La création d’une Tva “sociale” – élément d’un nouveau financement de la protection sociale – est présentée comme une priorité de sa fin de mandat par le président de la République.

Le principe annoncé est celui d’un “financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable”. Il faut “faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché”, a déclaré Nicolas Sarkozy qui a précisé que la décision passerait par le sommet social qu’il a programmé pour le 18 janvier prochain.

Mais la ministre du Budget, Valérie Pécresse, a d’ores et déjà annoncé que “la Tva sociale, nous allons la faire avant l’élection présidentielle”. Xavier Bertrand avait lui aussi confirmé la décision…

Les partenaires sociaux apprécieront que les conclusions du sommet social soient actées deux semaines avant qu’il ne se tienne.

L’opposition a dénoncé le projet présidentiel en soulignant que cela signifiait plusieurs points d’augmentation de la Tva qui pèseraient sur les consommateurs à un moment où ils subissent des pertes de pouvoir d’achat : “On allège les charges des entreprises c’est vrai, mais on fait payer ça au consommateur” a déclaré Pierre Moscovici (PS).

Le véritable motif de cette mesure est “tout simplement d’augmenter la TVA pour contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’État par la droite. Comme l’a fait Angela Merkel en 2007 en passant la TVA de 16 % à 19 % en Allemagne”, a dénoncé le Front de gauche.