La HAS estime que l'intérêt du dépistage du cancer de la prostate n'est pas démontré

La Haute Autorité de santé s'est prononcée dans un rapport d'orientation contre le dépistage du cancer de la prostate par dosage de l’antigène spécifique prostatique (Psa) dans les populations d'hommes “sans symptôme considérées comme « à haut risque » de survenue de ce cancer”.

Elle estime que “l'intérêt de dépister le cancer de la prostate par dosage du PSA (antigène spécifique prostatique) n'est pas démontré, y compris chez les hommes qui présentent des facteurs de risque”.

La Has considère d'abord qu'il est “difficile de cerner les populations considérées comme « à haut risque » de cancer de la prostate” et souligne qu'il “n’y a pas d’études démontrant l’efficacité du dépistage en termes de diminution de la mortalité dans une population d’hommes considérés comme plus à risque ”.

Le risque de surdiagnostic, avec la possibilité de faux positifs et de surtraitement avec pour conséquences des risques d'infection, de troubles sexuels, urinaires et digestifs... ou encore des opérations de cancers peu évolutifs pouvant présenter de graves conséquences avait déjà été pointé.

La Has préconise une information plus complète aux hommes envisageant un dépistage individuel afin que chacun “puisse choisir de se faire dépister ou non en connaissance de cause ”.

Elle demande enfin que des études complémentaires soient menées sur la population antillaise qui présente une sur-incidence et une surmortalité par cancer de la prostate. Elle “souligne l’intérêt des recherches sur les marqueurs permettant de distinguer les formes agressives de cancer de la prostate de celles dont la lente évolution n’aura pas d’impact sur la vie des patients.”

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l'homme avec 71 000 nouveaux cas par an en France.

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