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Travail

Evrest, la santé au travail observée

EVREST, ou Evolutions et relations en santé au travail : l'acronyme est aussi ambitieux que le projet : créer un réseau national de vigilance.

EVREST, ou Evolutions et relations en santé au travail 1. Derrière ce nom, un projet ambitieux : créer un réseau national de vigilance pour savoir quelles actions proposer pour améliorer la santé au travail.

Pour ce faire, il fallait créer un outil permettant de dresser un tableau assez précis des risques auxquels sont soumis les travailleurs. C'est ce à quoi s'est attelée une équipe de médecins du Nord - Pas-de-Calais, formée autour du Dr Paul Frimat (Istnf).

Ariane Leroyer, maître de conférences (Lille2), praticien hospitalier au Chu de Lille et médecin épidémiologiste, coordonne le projet expérimenté dans la région Nord - Pas-de-Calais. « En France, nous disposions de très peu d'indicateurs en santé et travail, et surtout de très peu de suivi des salariés. L'idée est donc d'établir une sorte de résumé de la consultation avec le médecin du travail et d'instaurer un suivi longitudinal – dans le temps – des personnes entrant dans le dispositif. »

Cerner aussi les risques psychosociaux

Un groupe de chercheurs (médecins du travail, chercheurs du Creapt et du Cisme) a ainsi planché sur un questionnaire recto-verso. Le point de départ : une fiche utilisée depuis plusieurs années par des médecins du travail du groupe Eads. C

ette fiche a été mise à jour, adaptée pour balayer de manière assez large – en quelque 140 questions – les notions d'exposition. Les pathologies, mais aussi, en amont, leurs signes d'apparition. Ainsi, nombre de questions portent sur le travail lui-même, ses conditions d'exercice. Mode de vie, formation sont aussi évoqués. Un quart de page concerne l'état de santé proprement dit, et est rempli par le médecin.

Ce sont les médecins du travail qui proposent à des patients nés au mois d'octobre d'années paires de rentrer dans le dispositif. Il peut en inclure autant qu'ils le veulent, quand ils soupçonnent une pathologie ou un problème quelconque. Un masque de saisie assure la confidentialité des données. Le projet a, bien sûr, été validé par la Cnil.

Après une année d’expérimentation dans le Nord - Pas-de-Calais, de nombreuses régions françaises entrent dans le dispositif cette année (dont Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Paca). Dans chacune, des médecins référents développent le dispositif.

Cet observatoire peut s'avérer très précieux, en particulier dans l'apparition et le suivi des risques psychosociaux. Ariane Leroy estime que, courant 2009, Evrest pourra livrer ses premières données, par grands secteurs d'activité.

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