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Douze nouvelles plaintes déposées contre les pilules de nouvelle génération
Médicaments

Douze nouvelles plaintes déposées contre les pilules de nouvelle génération

Les poursuites judiciaires se multiplient dans l'affaire des pilules de 3ème et 4ème générations. Douze nouvelles plaintes ont été déposées au tribunal de grande instance de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, pour "homicide involontaire" et "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine", contre cinq laboratoires fabriquant des pilules contraceptives de 3e et 4e générations ainsi que contre l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), à qui il est reproché de ne pas avoir respecté le principe de précaution.

L'avocat des plaignantes, Me Jean-Christophe Coubris estime qu'une centaine de nouvelles plaintes devraient être déposées en février. Selon lui, les notices des pilules de troisième et quatrième génération ne font pas clairement état d'une augmentation des risques d'accidents thromboemboliques veineux. "En parlant de risques légèrement plus élevés, les laboratoires ont donné une information tronquée, faussement rassurante », explique Me Coubris qui a reçu plus de 400 témoignages de jeunes femmes et de familles.

Au total, quatorze plaintes ont été déposées

Une première plainte avait déjà été déposée en décembre 2012 par Marion Labat, handicapée à 65% suite à un accident vasculaire cérébral (Avc) due à la prise de la pilule Mediane, un contraceptif de 3ème générations, suivie d’une autre plainte déposée le 14 janvier dernier.
Les nouvelles plaignantes, alors âgées de 18 à 46 ans, prenaient depuis trois, six et quinze mois des contraceptifs de troisième (Désobel, Gestodène Ethinylestradiol30, Melodia, Carlin20, Varnoline) ou quatrième génération (Yaz, Jasmine, Jasminelle) ainsi que Diane 35, un anti-acnéique utilisé comme contraceptif. Elles ont été victimes d'embolie pulmonaire, d'Avc ou d'une thrombophlébite cérébrale.

La dernière plainte concerne une jeune fille décédée en 2007 à l'âge de 17 ans, suite à une embolie pulmonaire alors qu'elle prenait une pilule de troisième générations (Mercilon) depuis deux mois. La Commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) du Rhône avait alors admis en 2010 que ce décès était "directement imputable à la prescription du contraceptif, au-delà de tout doute raisonnable".

Un numéro vert gratuit pour rassurer les femmes

Devant l'ampleur de ce nouveau scandale sanitaire, la Ministre de la santé, Marisol Touraine, a décidé de ne plus rembourser, à partir du 31 mars prochain, ces pilules dites de nouvelle génération, lesquelles doivent dorénavant n'être proposées qu'en deuxième intention, comme le préconisait depuis 2007 la Haute Autorité de santé. Elle a saisi l’Agence européenne des médicaments pour qu’elle limite leur autorisation de mise sur la marché.

Cette semaine, le Ministère de la Santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) ont également ouvert un numéro vert gratuit (0 800 636 636 ) pour répondre aux inquiétudes des utilisatrices. Aujourd'hui en France, 2,5 millions de femmes prennent une pilule de nouvelle génération.

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Vos commentaires

Je serais curieuse de voir si la justice sera plus sensible à ces plaintes qu'elle ne l'a et ne l'est pour les victimes du Mediator et du Distilbene .........
A ce jour, les procès pénaux et civils sont 'en attente' ...et les victimes se sentent bien seules et démunies pour se faire entendre ....

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