90% des Français favorables au dépistage de la maladie d’Alzheimer

 

Un sondage réalisé par l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer et l’institut Tns Sofres indique que 90 % des personnes interrogées seraient prêtes à se faire diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avant l’apparition ds symptômes si un test de prédiction était disponible.

Plus d’un quart des Français déclarent connaître une personnes atteinte par la maladie et 62 % avouent penser à la maladie pour eux ou leurs proches en cas de trous de mémoire. Un sentiment qui traduit pour certains une réelle inquiétude.

Plus surprenant : 80 % des interviewés disent vouloir savoir s’ils risquent de développer la maladie, même en sachant qu’il n’existe aucun traitement permettant d’en guérir. La raison ? Pouvoir anticiper et préparer son avenir pendant que l’on a encore toutes ses facultés en cas de test positif et être rassuré s’il est négatif. Les personnes qui ont des antécédents familiaux de maladie d’Alzheimer sont encore plus nombreux (94 %) à être favorables au test.

En revanche, les personnes qui ne veulent pas savoir expriment en premier lieu la peur de la maladie, l’impact sur les proches et la situation financière.

Mais comment gérer l’annonce d’un risque de maladie ? Difficile car il peut plonger la personne dans une angoisse telle que sa vie et celle de sa famille sera minée. Sans compter qu’un test n’est jamais sûr à 100 % : certains développeront la maladie, d’autres non alors qu’ils auront été inquiétés inutilement.

Pour l’heure, la question ne se pose pas, puisque aucun test fiable n’est mis sur le marché, mais des scientifiques travaillent sur le sujet.

Actuellement, entre 750 000 et un million de Français sont atteints de la maladie d’Alzheimer ou apparentée.

 

A SAVOIR :

Ce sondage a été rendu public à l’occasion de la troisième université d’été Alzheimer Ethique et Société qui s’est tenue du 17 au 20 septembre à Lille, sur le thème « Vouloir savoir : anticiper, diagnostiquer, mobiliser », organisée par Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer. Il en appelle « à une mobilisation des compétences et des solidarités, qui seules permettent à la personne et à ses proches d’avoir la conviction qu’ils ne seront pas abandonnés ou soumis à la condition du dément, celui qui est relégué aux confins de nos préoccupations sociales ».

 

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