78% des Français se sentent concernés par la dépendance des personnes âgées

La dépendance est un sujet de préoccupation pour 78% des Français, d’après un sondage de la Mutualité Française « Les Français et la dépendance ». [fn]Cette étude a été réalisée en mai 2011 pour la Mutualité Française par l’institut LH2. Elle s’est effectuée par téléphone auprès d’un échantillon national de 969 personnes représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) et stratification par région et catégorie d’agglomération.[/fn]
Plus de 8 sur 10 (82%) se sentent encore plus concernés par le sujet pour un proche ou une personne de leur entourage.

La santé est au cœur de leurs préoccupations et ils pensent qu’elle doit s’appuyer sur le système de protection sociale français. Pour le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard « la prise en charge de la dépendance relève d’abord d’une approche collective et solidaire. »

En revanche, les Français, d’après le sondage, ne font pas confiance à l’Etat sur ce sujet. En effet, interrogés sur les acteurs susceptibles de répondre aux problèmes posés par les situations de dépendance des personnes âgées, moins d’un sondé sur deux (46%) déclare faire confiance à l’Etat et 42% seulement faire confiance aux assurances privées sur ce sujet.

Les mutuelles doivent se positionner tout naturellement sur ce sujet et apparaître comme « un acteur légitime et de confiance ». D’ailleurs, près des trois-quarts des personnes interrogées (74%) déclarent en effet leur faire confiance pour répondre aux problèmes posés par la dépendance.

Quelles propositions ?

Interrogés sur plusieurs propositions susceptibles de traiter la question de la dépendance, les Français les jugent utiles et réalisables :

– 84% pour donner la priorité aux solutions qui permettent le maintien à domicile des personnes âgées,
– 81% pour renforcer la formation des médecins en matière de dépendance des personnes âgées,
– 81% pour améliorer la coordination entre tous les acteurs qui s’occupent de la dépendance,
– 74% pour développer des actions de prévention pour retarder la dépendance,
– 70% pour apporter de l’aide financière et/ou matérielle aux personnes qui soutiennent quotidiennement leur proche dépendant,

et 51% sont favorables à la création d’une contribution « dépendance » qui seraient prélevée sur toutes les successions.