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Prévention

72 % des Européens sous-estiment les risques de la sédentarité pour la santé

Menée dans huit pays, l’étude de l’association Attitude Prévention a pour objectif d’évaluer le niveau de sédentarité des Européens ainsi que leur degré de connaissance de ses méfaits pour la santé. L’étude permet également de connaître les activités de loisirs préférées des Européens ainsi que l’influence des infrastructures dédiées à l’activité physique et/ou sportive sur le niveau de pratique.
 

Les Européens passent en moyenne sept heures et vingt-six minutes assis par jour. Une durée qui met en évidence un mode de vie majoritairement sédentaire. Le niveau de sédentarité est cependant inégal selon les pays. Ainsi, en Finlande et aux Pays-Bas, le temps passé assis est sous la barre des sept heures avec respectivement cinq heures et cinquante minutes et six heures et treize minutes. Les Britanniques ont une sédentarité beaucoup plus marquée, avec huit heures et treize minutes de temps passé assis. Les Français, pour leur part, se situent dans la moyenne européenne avec sept heures et vingt-quatre minutes. 

Interrogés sur les risques de santé associés à la sédentarité, seuls 28 % des Européens savent que la sédentarité a une incidence sur différents risques de santé : obésité, maladies cardio-vasculaires, diabète, dépression, anxiété et cancers.

72 % des Européens ignorent un ou plusieurs des risques cités. Le plus souvent, les risques méconnus par les Européens sont ceux liés au cancer, ou dans une moindre mesure ceux liés aux troubles psychologiques (dépression, anxiété) et au diabète.

L’effet de la sédentarité sur l’obésité et les maladies cardio-vasculaires est mieux identifié. Les Finlandais sont, de loin, les mieux informés : moins de 1 sur 2 d’entre eux sous-estime les risques contre 4 sur 5 en Allemagne et 3 sur 4 en Italie.

Des activités de loisirs différentes selon les pays européens

Pendant leur temps libre, les Européens ont une légère préférence pour les activités sédentaires. Une tendance moins marquée dans le sud du continent. Dans la quasi-totalité des pays, les trois activités de loisirs préférées sont la navigation sur Internet, les promenades et le visionnage de films, émissions ou séries. Soit 2 activités sédentaires et 1 physique. Au-delà de la tendance générale, il y a des différences selon les pays et les loisirs privilégiés sont très liés au temps passé assis. Ainsi, les Finlandais, moins sédentaires, sont plus nombreux que leurs voisins Européens à déclarer préférer les activités sportives d’extérieur (35 % contre 15 % des Français par exemple). Les Britanniques, quant à eux, expriment un goût plus prononcé pour la fréquentation des restaurants et bars (30 %) et les activités culturelles (lecture à 40 %, cinéma/théâtre à 16 %). Les habitants des pays latins, à l’inverse, expriment une préférence pour la promenade (57 % au Portugal, 52 % en Espagne, 51 % en France et 50 % en Italie).

L’influence des infrastructures dédiées à l’activité physique et/ou sportive

Qu’il s’agisse d’espaces adaptés aux activités en plein air (parcs, jardins…), d’infrastructures permettant de faire du sport (terrains et salles de sports…), ou encore de celles dédiées aux modes de déplacements doux (trottoirs, pistes cyclables…), la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas semblent particulièrement bien pourvus : au moins trois quarts des personnes interrogées estiment avoir accès à suffisamment d’installations près de chez eux. A l’inverse, en Italie, en Espagne et au Portugal, moins de 6 personnes sur 10 jugent avoir accès à suffisamment de terrains/salles de sports ou de trottoirs/pistes cyclables. On constate donc un clivage entre les pays du nord de l’Europe et les autres.

Les pays où les niveaux d’infrastructures sont jugés les moins bons sont ceux dans lesquels il est déclaré que l’incitation à la pratique d’activités physiques serait plus forte s’il y avait davantage d’infrastructures. En Espagne, au Portugal et en Italie, plus de 2 personnes sur 3 estiment qu’elles feraient plus d’activités physiques si elles avaient accès à davantage d’infrastructures. En revanche, dans les pays particulièrement bien dotés en installations (Pays-Bas, Finlande et Allemagne), l’effet incitatif d’un développement des infrastructures serait plus faible.

Dans tous les pays européens, les 18-35 ans se démarquent de leurs aînés. Ils passent ainsi plus de temps en moyenne assis chaque jour : huit heures et dix-neuf minutes contre six heures et cinquante-trois minutes pour les 50 ans et plus. Concernant les activités privilégiées, 50 % des plus jeunes citent le fait de regarder un film, une émission ou une série. Ils favorisent également les activités culturelles et sociales comme aller au cinéma ou au théâtre ou fréquenter des restaurants et/ou des bars. Les personnes âgées de 50 ans et plus se distinguent par leur préférence plus marquée pour les activités calmes telles que la lecture et la promenade. Toutefois, les jeunes Européens se sentiraient plus incités que leurs aînés à faire davantage d’activités physiques s’ils avaient accès à des espaces adaptés aux activités de plein air (82 % contre 66 % chez les seniors), à des infrastructures dédiées aux modes de déplacement doux (79 % contre 65 % chez les seniors) et à des infrastructures ou équipements sportifs (76 % contre 51 % chez les seniors).

 

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