A la veille de la St-Valentin, l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (Usem) en partenariat avec le laboratoire Bayer Shering Pharma, vient de rendre public les résultats d’une enquête réalisé en 2009 auprès de 50 000 étudiants.

Premier enseignement : 40 % des étudiants ont renoncé à se faire soigner par manque de moyens financiers, les filles sont celles qui reportent le plus souvent les soins. Conséquence directe ou pas, chez les étudiantes, la fréquentation du gynécologue est passé de 43,5 % en 2007 à 33,5 % deux ans plus tard.

En ce qui concerne la contraception, 90 % des étudiants se déclarent bien informés mais seulement 35 % osent en parler à un médecin et ils sont encore moins nombreux (26 %) a abordé la question en famille. Signe des temps, près de la moitié d’entre-eux se renseignent sur internet.

Près de 70 % des filles disent utiliser systématiquement un préservatif lors d’un rapport sexuel contre à peine 60 % pour les garçons.

Pour les étudiantes, la pilule reste actuellement le premier moyen de contraception. Néanmoins, 32 % ont déjà eu recours à la pilule du lendemain. En cause, par ordre décroissant, les accidents de préservatifs, l’oubli de pilule ou encore l’absence de contraception.

Un peu plus de 3 % des étudiantes ont eu recours à une Interruption volontaire de grossesse (Ivg), 5 % dans les régions Paca et Languedoc-Roussillon.

Le recours au dépistage est très faible : 68 % des étudiants ne se sont jamais faits dépistés contre une ou plusieurs infections sexuellement transmissibles (Ist), un tiers (31 %) ont fait le test du sida et 17 % seulement celui de l’hépatite B.