12 % des bénéficiaires de la Cmu-C doivent, chaque année, réaliser une dépense d’optique. Si près des deux tiers (62 %) d’entre eux sont entièrement remboursés, 38 % ont un reste à charge conséquent : 165 euros en moyenne, dépense qui les met en difficulté.

Une enquête du Credoc pour la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) publiée dans Points de repères montre que plus de la moitié des bénéficiaires de la Cmu-C ayant eu un reste à charge a le sentiment de ne pas avoir eu le choix. Un sur dix dit même avoir connu un refus de vente de la part d’un opticien.

La moitié d’entre eux ont choisi une monture hors du choix proposé dans le cadre de la Cmu-C parce qu’elles n’étaient pas de bonne qualité ou assez solides. Défaut qu’admettent les opticiens eux-mêmes.

Le reste à charge est particulièrement fréquent pour les personnes dont la vision nécessitent des verres progressifs ou pour celles qui demandent des verres traités contre les rayures ou incassables, ce qui prolonge la durée de vie de leurs lunettes.

C’est d’ailleurs sur ces points – la prise en compte de besoins particuliers – que les bénéficiaires de la Cmu-C demandent des améliorations. Ils pointent également le manque de conseils de la part des opticiens et 56 % d’entre eux aimerait disposer d’une liste d’opticiens “labellisés” Cmu.