L’association Générations futures publie une nouvelle enquête sur les pesticides. Elle s’intéresse à l’exposition aux pesticides des femmes en âge de procréer vivant en milieu urbain, spécifiquement en Région Ile-de-France, via l’analyse, par un laboratoire de recherche indépendant, d’une mèche de leurs cheveux. 64 substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens * ont été recherchées, dont 54 pesticides ou métabolites de pesticides. Les résultats sont sans appel. 21,35 perturbateurs endocriniens ont été retrouvés en moyenne par femme, avec 19,42 pesticides en moyenne par femme. Le nombre de résidus maximal par échantillon de cheveux est de 32 et le plus bas de 12.
«Ces résultats montrent une contamination généralisées de ces femmes en âge d’avoir des enfants, ce qui nous inquiète énormément sur de possibles effets qui pourraient apparaître plus tard dans la vie des enfants de ces femmes. Toutefois des différences importantes existent entre les personnes, ce qui montre que leur environnement et/ou leur alimentation jouent un rôle important dans leur niveau d’exposition aux perturbateurs endocriniens. On doit donc agir sur ces facteurs pour diminuer au maximum leur exposition », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

 

* Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances étrangères à l’organisme qui peuvent avoir des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants. Le fœtus et le jeune enfant sont les plus menacés par ces substances.