15% des Antillais sont touchés par le Chikungunya

115 000 personnes seraient touchées par la maladie tropicale aux Antilles, selon l’Institut national de veille sanitaire (InVs). Mais l’épidémie pourrait aussi s’implanter en France cet été. 

Les Antilles connaissent une «grave épidémie» de chikungunya. C’est en ces termes que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est exprimée sur la propagation du virus après un séjour aux Antilles. 15% de la population aurait d’ors et déjà été touchée par cette maladie infectieuse tropicale, véhiculée par un moustique, « l’aedes albopictus », plus connu sous le nom de « moustique tigre». Le chikungunya se traduit par une fièvre élevée, d’importantes douleurs articulaires, des maux de tête, des vomissements… Il n’existe aucun vaccin pour s’en prémunir. Seuls les répulsifs puissants contre les moustiques tropicaux et le port de vêtements couvrants peuvent participer à protéger la population.

Selon l’Institut de veille sanitaire (InVs), 115 000 cas de chikungunya ont été recensés, avec une ampleur différente selon les îles : 63 000 cas en Guadeloupe, 49 000 en Martinique, 881 en Guyane, 720 cas à Saint-Barthélémy et 3 360 à Saint-Martin où l’épidémie a commencé.

Le risque d’épidémie est élevé en France

«Aujourd’hui nous sommes à un moment clé de l’épidémie, car si une certaine stabilisation est observée, à la faveur de la saison des pluies, cette épidémie peut repartir et donc nous devons redoubler de vigilance et nous mobiliser», a expliqué la ministre à l’Assemblée nationale le 23 juillet. Récemment, la ministre avait indiqué que les victimes de la maladie pourraient être remboursées à 100% par la Sécurité sociale pour leur traitement de la maladie. 

Mais l’épidémie pourrait aussi toucher la France métropolitaine, où le moustique est présent dans 18 départements du sud de la France. Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), 126 cas de chikungunya ont déjà été confirmés en France métropolitaine, entre le 1er mai et le 4 juillet 2014, principalement dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Rhône-Alpes. Les malades se sont fait piquer à l’étranger et ont développé les symptômes en France. Dans la majorité des cas, ces personnes rentraient des Antilles françaises. Le risque d’épidémie en France métropolitaine est ainsi cette année beaucoup plus élevé que les années précédentes.