Lorsqu’il faut passer un examen médical sans savoir vraiment ce qui nous attend, pas évident d’être détendu et rassuré… Viva a décrypté pour vous
dix examens parmi ceux qui sont le plus pratiqués.

Coloscopie

Prescrite en cas de présence de sang dans les selles et de diarrhées chroniques, la coloscopie aide à repérer et à retirer des polypes (tumeurs bénignes) dans le gros intestin ou d’y détecter cancers et infections. Le patient doit d’abord boire une préparation pour nettoyer le côlon.

Un gastro-entérologue introduit ensuite un tube souple, le coloscope, dans l’anus, insuffle de l’air afin de distendre le côlon et prélève toute excroissance suspecte. Les coloscopies courtes (allant jusqu’au côlon gauche) ne nécessitent pas d’anesthésie ; une anesthésie générale est en revanche nécessaire pour une coloscopie complète.

Cet examen peut être contre-indiqué, notamment chez les patients âgés, et remplacé par des techniques non intrusives : soit par un lavement baryté, couplant radiographie et produit de contraste, méthode devenue obsolète,
soit par une coloscopie virtuelle, pour l’heure marginale, qui se développe. Grâce au scanner, elle permet d’observer le côlon comme lors d’une coloscopie standard.

Biopsie

La biopsie consiste à prélever une partie de tissu ou d’organe (seins – le plus souvent –, mais aussi foie, reins, muscles et os) afin de détecter un éventuel cancer. Si le cancer a déjà été diagnostiqué, la biopsie permet de caractériser la lésion et de choisir le traitement adapté avant une opération.

Cet examen se déroule généralement sous anesthésie locale. Le médecin introduit une aiguille dans la zone où se trouve la lésion et suit son trajet grâce à un système d’imagerie : échographie, scanner ou Irm (plus rare). L’échantillon de peau ou d’organe prélevé est ensuite étudié au microscope.

Arthroscopie

Cet examen permet d’explorer l’intérieur d’une articulation pour y détecter de l’arthrose, des lésions ligamentaires ou des ruptures du ménisque. Une fois le patient sous anesthésie, générale ou péridurale, le chirurgien orthopédiste incise la partie à étudier, insuffle du gaz ou du sérum physiologique dans l’articulation afin de la distendre et insère un arthroscope. Ce tube fin est muni d’une lumière et d’une fibre optique qui transmet les images à un écran vidéo.
Si des prélèvements doivent être faits, une pince à biopsie peut être introduite.

Fibroscopie

Bronchique ou œso-gastro-duodénale, la fibroscopie vise à déceler un ulcère, une inflammation, voire un cancer. Après une anesthésie de l’arrière-gorge, le gastro-entérologue introduit un endoscope (instrument optique) par la bouche ou le nez du patient.

Il explore alors la paroi interne de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum dans un cas, de la trachée et des bronches dans l’autre. La procédure n’est pas douloureuse, mais peut provoquer des réflexes de toux ou des vomissements.

Coronographie

La coronographie (ou coronarographie) vise à observer d’éventuels rétrécissements des artères coronaires. Elle peut être prescrite lorsque le patient a fait un infarctus du myocarde ou en prévention d’une attaque, s’il a des douleurs thoraciques. L’examen est pratiqué au cours d’une hospitalisation, sous anesthésie locale, par un cardiologue. Celui-ci introduit un cathéter dans l’artère, y injecte un produit de contraste et observe en direct, le plus souvent grâce à un scanner, l’état de l’artère.

Une pose de stents, ces petits ressorts en métal qui maintiennent l’artère ouverte, peut être réalisée dans le même temps.

Angiographie

En plus d’étudier les vaisseaux et de repérer les obstacles
à l’écoulement du sang (rétrécissement, occlusion, malformation…), l’angiographie permet de détecter les anévrismes et de visualiser, avant une opération, le trajet des vaisseaux. Selon les patients, l’angiographie peut se faire en ambulatoire ou durant une brève hospitalisation.

Après anesthésie – locale ou générale –, le radiologue introduit un cathéter dans le vaisseau afin d’y injecter un produit de contraste. Mélangé au sang, celui-ci fait ressortir le système vasculaire sur les radios. Comme toute radiographie, l’angiographie a recours aux rayons X (en faible quantité).

Scanner

Plus précis que la radiographie standard ou l’échographie, le scanner permet de réaliser des images en coupe des organes. Il est principalement utilisé pour examiner le cerveau, l’abdomen, le thorax ou les os, et permet de détecter tumeurs, lésions et fractures.

Durant l’examen, un anneau se déplace autour du patient, émettant une dose de rayons X suffisamment faible pour ne pas être nocive. Dans la plupart des cas, un produit de contraste iodé est injecté au malade afin de faire ressortir les anomalies à l’image.

Plus performant, le Pet-Scanner (ou Pet-scan) – qui permet d’observer le fonctionnement de l’organe – se révèle très efficace dans la détection et la surveillance des cancers, notamment des métastases. Le médecin injecte un traceur radioactif dans le corps du patient, c’est-à-dire une substance dont le trajet peut ensuite être analysé par le scanner.

Irm

Afin de réaliser une Irm (imagerie par résonance magnétique), le patient est placé dans une sorte de tube où est créé un champ magnétique. Du fait de la longueur de celui-ci (1 m à 1,20 m) et de son étroitesse (60 à 70 cm), certaines personnes peuvent ressentir des accès de claustrophobie. D’autant que l’examen peut durer jusqu’à trois quarts d’heure, voire une heure, et qu’une immobilité totale est requise.

L’Irm est particulièrement indiquée pour l’exploration du cerveau et permet notamment de visualiser un accident vasculaire cérébral récent.

Mais selon une enquête de l’association Imagerie santé avenir (Isa), un patient doit attendre en moyenne 34,6 jours pour passer une Irm. Bien loin de l’objectif de 10 jours fixé par le plan Cancer 2.

Les délais sont particulièrement longs dans les Pays de la Loire (58,2 jours), le Poitou-Charentes (57,5) et l’Alsace (55,7).

Doppler

Grâce au Doppler, on peut étudier le débit sanguin dans les vaisseaux. Objectif : diagnostiquer d’éventuelles anomalies dans l’écoulement du sang, et donc dans l’irrigation des organes. Ces anomalies peuvent être dues à la présence d’un caillot dans une veine (à l’origine d’une phlébite) ou au rétrécissement d’une artère.

Lors de l’examen, le médecin applique une gelée conductrice sur
la zone à examiner puis y promène une sonde à ultrasons.

Ostéodensitométrie

Indispensable pour la détection et le suivi de l’ostéoporose, la densitométrie osseuse permet d’évaluer la solidité des os, notamment chez les femmes ménopausées. Lors de l’examen, le patient est allongé sur une table radiologique, au-dessous de laquelle se trouve un générateur de photons (particules transportant de l’énergie). Un détecteur enregistre le passage de ces derniers. Plus l’os est dense, moins les photons le traversent et atteignent le détecteur.

Cet examen utilise dix fois moins de rayons X qu’une radio du thorax.