Roselyne Bachelot – alors ministre de la Santé – avait promis en 2009 que la “règle” du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux – énoncée dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) – ne serait pas appliquée à l’hôpital.

Deux ans plus tard, le Quotidien du médecin (15/03/2011) révèle, sous le titre « Hôpital : la purge », le bilan de la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE) – une source gouvernementale donc – qui montre que 9 800 postes des hôpitaux publics ont été supprimés en 2009. « Du jamais vu » selon le quotidien.

Si les postes de médecins ne sont pas touchés, tous les secteurs dits “de support” perdent des postes : infirmières, aides-soignantes, administratifs, services techniques (radios, laborantins…). La moitié des postes qui ont été supprimés sont des postes de soignants.

La Fédération hospitalière de France s’alarme de cette situation. Elle estime en effet que ces coupes seront poursuivies en 2010 et sans amplifiées en 2011. Ce qui amèneraient le total des postes supprimés à plus de 35 000 en 3 ans ! La Fhf déclare que « cette évolution est en partie liée à la faible progression de l’enveloppe accordée aux hôpitaux (Ondam), mais qu’elle est considérablement aggravée par la politique de « convergence » conduite par le gouvernement au bénéfice des cliniques privées ».

La situation imposée au service public hospitalier expliquent sans aucun doute le profond mouvement des personnels hospitaliers – délégations, grèves, manifestations – qui dure depuis des mois contre les suppressions de postes, les surcharges de travail, les fermetures de service.

C’est notamment le cas en Ile-de France où le Plan stratégique 2010-2014 de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) prévoit la suppression de milliers de postes, des fermetures de services, des programmes de regroupements d’établissements dénoncés par les syndicats des personnels hospitaliers comme une casse de l’AP-HP.

Ces jours-ci par exemple, la fermeture de l’Hôtel-Dieu a été annoncée – la direction de l’AP-HP voudrait en faire son centre administratif. La semaine précédente, Henri-Mondor perdait sont service de chirurgie cardiaque.

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Le communiqué de la Fhf :

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