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Prévention

Un compagnon pour les mauvais jours

Dans le cadre de la prévention du suicide, une application mobile baptisée Stopblues sera disponible dès novembre.

Une application mobile baptisée Stopblues sera disponible dès novembre pour les personnes en souffrance. Développée par une unité de l'Inserm, elle est une sorte de « compagnon virtuel, chargé d'accompagner, de renseigner et de rassurer les utilisateurs en souffrance ». Un site Internet sera également disponible.

L'appli Stopblues

L’application permet d’avoir accès à plusieurs types d'informations :  vidéos de professionnels, de malades ou de proches, ou encore de remplir des questionnaires d’auto-évaluation de façon anonyme. Un mapping permet également de trouver à proximité des médecins, des centres médicaux psychologiques ou encore des associations.

Les jeunes particulièrement touchés

Cette application a été développée en marge de la Journée contre le suicide qui a eu lieu le 10 septembre. Celle-ci a été l'occasion de rappeler les chiffres : dans le monde, près de 800 000 décès sont dus chaque année au suicide, d'après l’Organisation mondiale de la santé (Oms). En France, 220 000 tentatives de suicides sont prises en charge chaque année par les urgences et 10 500 personnes se donnent la mort, d'après l'Inserm. Plusieurs facteurs à risque augmenteraient les envies suicidaires. Parmi eux les problèmes d’alcool, de drogue, d’identité sexuelle, de forte impulsivité, d’isolement social, d’âge avancé … La dépression représente quant à elle 70 % des causes du passage à l’acte.

Les jeunes de 15 à 29 ans sont particulièrement touchés. D'après une grande enquête de l'Inserm en 2013 auprès de 15 235 jeunes scolarisés, âgés de 13 à 18 ans, les tentatives de suicide semblent être plus fréquentes qu’auparavant : 7,8 % des jeunes en ont déjà effectué une (contre 6,5 % en 1993) et 3,7 %, plus d'une. Pour certains d'entre eux, les réseaux sociaux sont un support pour une mise en scène du suicide et donnent l’impression de « mourir en héros ».  

 

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