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Enfants

Pour une vraie politique de l'enfance en France

Le collectif Aede, Agir ensemble pour les droits de l'enfant, qui regroupe 56 associations d'aide à l'enfance et à la jeunesse, a rendu son rapport mercredi 17 juin. Son ambition est de promouvoir les droits des enfants en France et de leur donner une place primordiale dans le débat public.

Près de 3 millions d'enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, 600 000 enfants estimés en situation de mal logement, le rapport du collectif Aede, dresse un portrait sévère sur les conditions des mineurs en France.

En cause, la crise économique, aujourd'hui un pauvre sur trois est un enfant, mais aussi d'après l'Aede, une décennie de désintérêt de la part des pouvoirs publics.

Les droits de l'enfant, une volonté politique

Ce rapport collectif se veut donc être un plaidoyer pour une véritable politique globale de l'enfance. "Notre souhait est de créer un conseil national de l'enfance," revendique Sophie Graillat, qui a coordonné le projet. Aujourd'hui, le collectif se réjouit que Laurence Rossignol se soit vue confier un portefuille supplémentaire : celui de l'enfance. Il se réjouit également de la signature de la France au 3ème protocole à la Convention des droits de l'enfant mais rappelle que les inégalités sont multiples en France : entre filles et garçons, entre enfants en situation de handicap ou non, dans différentes régions françaises...

Entre autre, l'Aede plaide pour que le critère de précarité sociale soit ajouté dans la loi française comme motif prohibé de discrimination ou encore que soit inscrit dans le code civil l'interdiction du recours aux châtiments corporels.

Santé, handicap :  encore du chemin à parcourir

Le rapport note que les enfants en situation de handicap et leur famille ont encore trop souvent des obstacles à surmonter. Les réseaux d'aide ne sont pas assez développés et "l'école pas assez inclusive pour ces enfants."

Les actions de prévention, selon le collectif, sont insuffisantes et particulièrement l'éducation à la santé et à la sexualité lors de la scolarité obilgatoire.

De son côté, Médecins du monde a déjà dénoncé une proportion croissante d'enfants dans ses consultations gratuites, un tiers d'entre eux présente des retards de vaccination et 85% d'entre eux étaient en situation d'insécurité alimentaire.

Le taux d'Ivg chez les mineures rappelle le rapport, est deux fois plus élevé dans les DOM-TOM qu'en métople.

"Malgré tout, nous avons trouvé lors de la rédaction de ce rapport que nous avons voulu mener avec les enfants et les jeunes, une force vive importante de leur part." conclut avec espoir Sophie Graillat.

A lire : En avant pour les droits de l'enfant !, collectif Aede, éd. érès, 35 euros.

 

 

 

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