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Médicaments

Mediator : la nouvelle bataille du Caper Nord-Isère

Avec l'organisation d'une réunion publique autour du Mediator le 11 mars à Roussillon, en présence de Me Sylvie Topaloff, le Caper Nord-Isère s'engage dans un nouveau combat.

«Je ne peux avoir de rendez-vous chez le cardiologue avant juillet », « Je n’ai pas de rendez-vous pour un électrocardiogramme avant six mois », ou encore « J’ai pris du Mediator et fait un infarctus deux ans après »…Les questions sont nombreuses et précises lors de la réunion d’information à Roussillon organisée par le comité amiante, prévenir et réparer (Caper) Nord-Isère.
Né il y a dix ans sur le site de Rhône-Poulenc de cette même commune, le Caper, présidé par Jean-Pierre Rinalduzzi, entame – tout en poursuivant son combat aux côtés des victimes de l’amiante – une nouvelle bataille.
Souvent prescrit comme coupe-faim dans l’agglomération de Roussillon, le Mediator est au centre des préoccupations. Les victimes, ou leurs proches, sont déjà informées sur les méfaits du médicament. Elles sont là pour savoir comment constituer des dossiers, mais aussi pour essayer de comprendre pourquoi on en est arrivé là.

L’exposé préliminaire de Me Sylvie Topaloff sur ce médicament, ses usages et ses effets sur la santé – essentiellement des valvulopathies cardiaques – est écouté avec attention. De même que la déclaration suivante : « Pour nous [avocats du cabinet Teissonnière-Topaloff, Ndlr], cette affaire du Mediator ne nous semble pas très différente de celle de l’amiante. Les victimes sont nombreuses, quelque 5 millions de personnes. »

« Toute personne exposée est susceptible d’obtenir réparation », estime Sylvie Topaloff. Et d’expliquer les différents types de démarches : devant la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions pénales (Civi), plainte devant une juridiction civile (tribunal des affaires de la Sécurité sociale [Tass]) ou au pénal (tribunal correctionnel).

Jean-Pierre Rinalduzzi, qui a introduit la réunion, confirme l’engagement du Caper pour aider les victimes de cette catastrophe sanitaire à constituer leur dossier, mais aussi pour leur apporter soutien et réconfort. « J’ai eu droit à la totale, se déses­père une participante. Le Distilbène, puis le Vioxx et maintenant le Mediator. Cela va-t-il s’arrêter ? »

Caper Nord-Isère, tél. 04 74 86 43 74
ou 09 75 56 74 32.

Courriel : caper.nord.isere@gmail.com

Site Internet de l’Andeva (Association nationale de défense des victimes de l’amiante) : www.andeva.fr

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