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Handicap : un tour du monde des bonnes pratiques

Après un mois passé en Inde, Emmanuelle Touzard et Thomas Enfrin ont posé leurs bagages au Népal. Avant de prendre la direction de la Birmanie, de l'Australie ou encore de l'Argentine. Les deux fondateurs de l'association HandiCap sur le monde ont quitté la France en septembre dernier pour un voyage de 16 mois à travers 11 pays. Leur objectif : aider des associations locales qui œuvrent pour l'insertion des personnes handicapées dans l'emploi et à travers le sport, et revenir en France la tête pleine de bonnes pratiques à dupliquer.

Les deux compères, lauréats de la bourse Paris Jeunes Aventures, reconnaissent que « la France fait des choses » en faveur des personnes handicapées, mais certainement pas assez. Dans le domaine de l'emploi, notamment. « Les entreprises se focalisent sur la loi de 2005 en se disant qu'elles doivent recruter tant de personnes handicapées, mais elles ne mettent pas en avant leurs qualités », déplore Emmanuelle Touzard.

L'Inde semble avoir une démarche inverse. « Le pays se développe énormément, les entreprises recrutent. Elles ont tout de suite su mettre en avant le fait que des personnes qui ne voient pas, par exemple, développaient leur écoute ou l'usage de l'ordinateur du fait de leur sens en moins », salue Emmanuelle Touzard.

Dans ce pays, les fondateurs de HandiCap sur le monde ont réalisé un film recueillant les témoignages de personnes accompagnées par la Blind People's Association, afin d'aider à la communication de cette dernière. Ils ont également participé à une journée de jobdating, au cours de laquelle entreprises et personnes handicapées se sont rencontrées, où promesses d'embauche et contrats ont été signés.

Des coûts minimes

Au Népal, ils vont aider l'association Inclusion Empowerment Center à accroître sa visibilité sur les réseaux sociaux et à vendre ses t-shirts en braille. En Indonésie, ils organiseront un tournoi sportif de sensibilisation au handicap, au cours duquel valides et non-valides joueront ensemble.

« On veut démontrer que, même dans un pays en développement, qui n'est pas très fort économiquement, des choses se passent, confie Emmanuelle Touzard. Il faut parfois adapter l'environnement de travail, donc il y a des coûts au départ, mais je pense que c'est vraiment minime si on embauche la bonne personne. C'est surtout au niveau des ressources humaines et de l'équipe que doit venir l'effort ». Emmanuelle Touzard et Thomas Enfrin ne se montrent pas angéliques – ils pointent les difficultés locales des personnes handicapées dans leur journal de bord – mais ont choisi de se concentrer sur ce qui fonctionne.

A leur retour en France, ils vont organiser conférences et tables rondes pour sensibiliser les acteurs français du handicap aux bonnes pratiques de l'étranger. En espérant que ça en inspire plus d'un.

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